Comment commencer le croquis ? 5 idées reçues fréquentes chez les débutants

Ces dernières années, le voyage en croquis (« Sketch Travel ») est devenu une façon de voyager appréciée par de nombreuses personnes. En Europe, il n’est pas rare de voir des voyageurs assis au coin d’une rue, dans un parc ou devant un café, en train de dessiner le paysage dans leur carnet. Pourtant, beaucoup de personnes qui aimeraient essayer cette activité s’en font une idée fausse. Voici de quoi éclaircir 5 malentendus.

TRAVELSKETCH

Shiuan

10/29/2026

1. Cette activité est-elle réservée aux personnes qui savent très bien dessiner ?

Pas du tout. Le voyage en croquis n’est pas un examen de dessin et son objectif n’est pas de produire une œuvre achevée. C’est une manière de découvrir un lieu en « observant, ressentant et dessinant ». Tout le monde peut participer, à condition d’accepter de ralentir et d’essayer de dessiner. Le croquis valorise avant tout le ressenti et l’expression personnelle : il n’y a ni bonne ni mauvaise réponse, ni hiérarchie entre les dessins.。

2. Ai-je besoin de tout un équipement de dessin pour commencer ?

Non. Pour partir dessiner en voyage, il suffit d’un carnet facile à transporter et d’un feutre fin ou d’un crayon agréable à utiliser. Si vous avez envie d’ajouter de la couleur, vous pouvez emporter une petite boîte d’aquarelle ou des crayons aquarellables. Plus le matériel est simple, plus il est facile de se lancer.

Les outils servent uniquement à observer et à garder une trace de ce que l’on voit : ils ne déterminent pas la qualité d’un dessin. Plutôt que d’acheter des fournitures coûteuses et complètes, mieux vaut choisir du matériel que l’on aura réellement envie d’emporter chaque jour. C’est en expérimentant que l’on découvre ses préférences et les outils qui nous conviennent.

3. Puisque c’est du croquis rapide, dois-je commencer à dessiner dès que j’ai trouvé un sujet ?

Non. La première étape du croquis consiste à s’arrêter pour observer. Pendant un voyage en croquis, inutile de se précipiter sur son stylo. Prenez quelques minutes pour vous asseoir et regarder attentivement autour de vous. Observez les proportions des bâtiments, les passants, la direction des rayons du soleil et les jeux de lumière et d’ombre lorsque le vent agite les cimes des arbres.

Vient ensuite le moment de ressentir. Prenez conscience de la température, de l’humidité, des sons et de la lumière, ainsi que des impressions qu’ils suscitent en vous. Soyez attentif à vos émotions, ici et maintenant. Ce n’est qu’ensuite que vous passez au dessin.

C’est l’un des grands atouts du croquis : il invite les voyageurs à ralentir, à prendre le temps de rester sur place, à découvrir vraiment les détails d’une ville et à créer un lien avec leur environnement, plutôt qu’à simplement passer sans s’arrêter.

4. Dois-je remplir toute la feuille pour considérer mon dessin comme terminé ?

Non. Même si le paysage est rempli d’éléments, que l’architecture est complexe et que la foule est dense, le croquis nous invite avant tout à nous demander : « De quoi ai-je envie de me souvenir ? »

Cela peut être :

  • Un tableau accroché au mur d’un café

  • Une simple tasse de café sur une table chargée d’objets et de plats

  • Le ballon tenu par une petite fille au milieu de la foule

Un croquis n’a pas besoin de représenter une ville entière. Un petit coin de rue ou un seul objet peuvent suffire à créer une belle page de carnet de voyage. Laisser des espaces blancs dans la composition est aussi une manière de créer de la beauté.

5. Comment m’entraîner pour parvenir un jour à dessiner exactement comme sur une photo ?

Si vous voulez obtenir une image parfaitement identique à une photo, autant prendre directement une photo ! En réalité, le but du croquis n’est pas de copier fidèlement le paysage. Il s’agit, avec peu de temps et quelques traits, de garder une trace de ce que vous voyez et ressentez sur le moment. Un bâtiment est peut-être noir, mais s’il vous inspire une joie que vous associez au jaune, rien ne vous empêche de le dessiner en jaune.

En croquis, inutile — et même déconseillé — de s’accrocher à chaque détail. Le plus important est de savoir si, à force d’essayer de dessiner des paysages, vous apprenez à remarquer davantage de détails de la ville et à éprouver des sensations auxquelles vous n’aviez jamais prêté attention.

Dessiner devrait être un plaisir, pas une nouvelle source de pression. Oubliez le perfectionnisme et osez vous lancer !

Si tout cela vous semble encore trop difficile, les balades guidées et les ateliers de croquis à Paris proposées par moi peuvent vous aider à faire le premier pas. Les itinéraires sont simples, mais riches en histoires, et tout le matériel est fourni pour vous permettre de commencer sans difficulté.